Quand la démocratie “colonialise”

Le point que je veux aborder aujourd’hui porte à réfléchir. Le texte qui suit est bien concis mais comporte des éléments bien sondés. J’espère que il vous aidera à tirer des conclusions. Pendant une longue période les pays européens ont colonisé la planète par-ci et par-là. À mon avis le colonialisme se définit comme l’imposition d’une domination politique et militaire d’un pays sur un autre, dont le but peut être d’accroître la puissance du pays envahisseur. À part la force militaire, à cette conquête s’ajoutent d’autres types de relations : économiques, culturelles et humaines. La mondialisation poursuit le même but ! Ce but, c’est d’amplifier le pouvoir des groupes et des individus les plus puissants, par le biais des échanges de diverses natures, entre les nations,. Par conséquent, on peut dire, avec conviction, que le colonialisme a été le principal aspect de la première mondialisation. Mais qu’en est-il des États-Unis ? C’est ce que l’on va découvrir dans le texte qui suit.

On prétend que les États-Unis ne pratiquèrent guère la colonisation. L’histoire nous démontre qu’ils se sont plutôt débarrassés de colonisateurs européens. Par contre on ne peut pas nier le fait que le territoire des États-Unis se soit considérablement agrandi au XVIIIe et XIXe siècle. Les Américains se sont portés à la conquête de l’Ouest.  Le gouvernement américain n’a jamais déclaré la guerre aux indiens qu’il a quasiment exterminé. D’après André Tremblay les Américains ont réussi une excellente colonisation : « Les États-Unis sont en fait l’exemple par excellence d’une colonisation réussie, la seule qui fut si bien réussie que l’on en nie même l’existence. Les « Sauvages » furent parqués dans des réserves ou tout simplement éliminés et les États – Unis purent se faire les hérauts de la liberté. » Aussi, faut-il le préciser que la guerre américano-mexicaine a permis aux États – Unis de s’approprier la Californie et le Texas. À mon avis c’était le début du bâtiment d’un empire-monde en Amérique par les États – Unis.

En deuxième lieu, il est bien important de parler de la doctrine Monroe et de ses aboutissements.  La doctrine de Monroe a défini la politique étrangère des États-Unis durant le XIXe et le début du XXe siècle. Tirée du nom d’un président républicain des États-Unis James Monroe, elle condamne toute intervention européenne dans les affaires des Amériques, comme des États-Unis dans les affaires européennes. C’est alors que les Américains commencèrent à pratiquer la décolonisation. Au nom des principes de la politique du « big stick », de la doctrine Monroe, les États – Unis avaient « libéré » ou décolonisé le Cuba et les Philippines de la domination espagnole. Ils sont aussi intervenus en Colombie. Au nom de leur sainte sécurité et liberté, les États – Unis contrôlaient ainsi l’Amérique centrale et le Panama, une politique qui perdure tout au long du  XXe siècle. Et dans l’histoire la plus récente c’est au nom de la démocratie qu’ils « interviennent » dans des pays possédant certaines richesses naturelles. L’Irak est un des exemples les plus frappants. Cette, dite, démocratie n’est qu’un, médiocre, paravent derrière lequel ce cache cette idéologie, assurément nouvelle, de colonisation.

En guise de conclusion on doit dire que les États – Unis sont les architectes de la première économie-monde.  D’après Tremblay : « L’industrie américaine fut la première à développer des filiales internationales et non pas simplement des compagnies commerciales internationales comme les Britanniques et les Néerlandais. » En fait c’est ce qui a propulsé les États – Unis vers les sommets, la puissance économique. C’est cette puissance économique qui caractérise l’empire américain. Partout dans le monde on mange dans les McDonald’s,  on boit du Pepsi et du Coca – Cola, on porte des vêtements de marques américaines. À tout cela il faut ajouter les films hollywoodiens, qui sont projetés sur les écrans dans le monde entier. Puis on voit les Wal-Mart pousser un peut partout sur la planète. Mais, la mondialisation, que je dois appeler colonisation du nouveau millénaire, est-elle une menace sans précédent pour la paix, la vraie démocratie, les cultures, les meurs  et les droits des peuples ?